Le Royaume-Uni confirme ses objectifs en matière de connectivité numérique

Le gouvernement britannique a réaffirmé son intention de faire en sorte que, d’ici 2030, le Royaume-Uni dispose d’une couverture haut débit et 4G de type gigabit-capable à l’échelle nationale, avec une couverture 5G pour la majorité de la population.

Ces engagements sont contenus dans un livre blanc, Levelling Up the United Kingdom, qui présente les prochaines étapes d’un programme visant à niveler le Royaume-Uni, en mettant fin aux inégalités géographiques.

« Nous améliorerons la connectivité numérique grâce au projet Gigabit et au réseau rural partagé, de sorte que d’ici 2030, le gouvernement et le secteur privé britanniques offriront une couverture haut débit et 4G à l’échelle nationale, avec une couverture 5G pour la majorité de la population, « , déclare le gouvernement, notant qu’il a engagé 5 milliards de livres sterling pour le projet Gigabit afin d’apporter un haut débit compatible gigabit à 85 % du Royaume-Uni d’ici 2025, et l’accord sur le réseau rural partagé d’un milliard de livres sterling avec les opérateurs mobiles fournissant une couverture 4G à 95 % du Royaume-Uni d’ici la fin de 2025.

Selon le gouvernement, la pandémie de COVID-19 a démontré l’importance de l’infrastructure numérique dans toute la société, qu’il s’agisse d’assurer la continuité des activités ou de réduire l’isolement. « L’amélioration de la connectivité numérique a le potentiel de stimuler la croissance et la productivité dans tout le Royaume-Uni et d’élargir les possibilités d’emploi grâce au travail à distance. Cependant, il existe d’importantes disparités spatiales dans la qualité des réseaux à large bande et mobiles, les zones rurales étant susceptibles de connaître une connectivité numérique moins bonne que les zones urbaines. Les infrastructures ne sont qu’un élément du tableau : les avantages économiques ne se concrétiseront que si les entreprises et les travailleurs disposent des compétences nécessaires pour tirer parti de l’amélioration des infrastructures », indique le rapport.

En 2020, le gouvernement britannique a publié la stratégie nationale en matière d’infrastructures, s’engageant à fournir un financement public de 5 milliards de livres sterling pour déployer le haut débit gigabit sur au moins 85 % du pays d’ici à 2025, et par la suite sur une proportion aussi proche que possible de 100 %, en collaboration avec le secteur privé. « L’investissement public ciblera les locaux les plus difficiles à atteindre et qui, autrement, ne seraient pas pris en charge par le secteur privé, en veillant à ce qu’aucune zone ne soit laissée pour compte ». La couverture Gigabit est passée de 10 % à plus de 60 % en moins de deux ans », note le rapport.

Les Ehpad prêtes a faire plus de contrôles après le scandale Orpea

Les ennuis se poursuivent pour le groupe Orpea. Agité par la sortie d’une enquête journalistique très remarquée, le spécialiste français des maisons de retraite pourrait désormais devoir faire face à la justice. Selon Le Parisien, l’avocate Sarah Saldmann compte déposer auprès du procureur de la République, d’ici au mois de mars, une action de groupe comprenant un ensemble de plaintes, notamment pour maltraitances, contre le groupe Orpea.

« En France, les plaintes sont éparpillées ce qui donne un sentiment de toute-puissance à Orpea, explique-t-elle au quotidien. Plusieurs victimes se sont tournées vers moi afin d’entreprendre une action collective conjointe contre ce groupe pour violence par négligence, mise en danger de la vie d’autrui et homicide involontaire ». Selon Le Parisien, l’avocate a été contactée par plusieurs personnes, majoritairement des femmes ayant fait le choix de placer leur mère dans un Ehpad Orpea, car ne pouvant pas les accueillir chez elles. Jamais les séjours au sein de l’établissement n’ont duré plus de quelques mois, toujours ils ont abouti à une hospitalisation.

Prêts à davantage de contrôles après le scandale

Photo Serge TENANI/AFP

Ils refusent tout amalgame au moment où l’un des géants du secteur, Orpea, est dans la tourmente. Les dirigeants des quelque 2 000 maisons de retraite privées réclament une intensification des contrôles administratifs et une nouvelle procédure de certification qualité.

« Evidemment nous comprenons l’émotion des Français » face aux révélations du livre Les Fossoyeurs sur les établissements d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes (Ehpad) d’Orpea, a souligné lors d’un point presse Florence Arnaiz-Maumé, déléguée générale du Synerpa, principale organisation syndicale des Ehpad privés. Et « nous sommes conscients que nous devons restaurer la confiance par la transparence et l’éthique », a-t-elle ajouté. « Cette crise met en avant la nécessité de revoir urgemment les systèmes de contrôle et d’évaluation de la qualité en Ehpad », a poursuivi la responsable, pour qui les dysfonctionnements évoqués dans le livre, « s’ils sont avérés, sont condamnables ».

Charte éthique pour les Ehpad

Les processus d’évaluation de la qualité des Ehpad doivent également être revus, selon elle. Actuellement « ce sont les établissements eux-mêmes qui rémunèrent un cabinet d’audit pour les évaluer, et les résultats sont transmis à l’agence régionale de santé et aux départements », a-t-elle expliqué. « Il faudrait plutôt une vraie procédure de certification, menée directement par la Haute Autorité de santé, comme elle le fait pour les cliniques », a-t-elle ajouté.

Le Synerpa se dit également ouvert à une refonte des conseils de vie sociale, ces instances consultatives, qui, au sein de chaque établissement, associent représentants des résidants, des familles et du personnel. Ces conseils pourraient s’ouvrir aux représentants des pouvoirs publics et aux élus, a-t-elle fait valoir. Le Synerpa va se doter dans les prochaines semaines d’une commission d’élaboration d’une « charte éthique », qui associera des intervenants extérieurs, a encore expliqué la déléguée générale du syndicat professionnel.

Dans le secteur de l’accompagnement des personnes âgées, qualité et rentabilité ne sont pas incompatibles, a-t-elle fait valoir. Pour restaurer la confiance, le secteur est d’ailleurs prêt à réfléchir à l’adoption d’un statut d’« entreprises à mission ».